Alors oui encore un autre article sur eux, mais voilà aujourd'hui je fouillais sur le net pour voir comment s'était passé le lancement de leur album, et je suis tombée sur un article qui décrit très bien le groupe sous toutes ses formes, à la fois authentique, simple et touchant! J'adore tout simplement j'ai entendu 7 chansons de leur nouvel album et je le confirme, ça promet!!! Pour ceux qui voudrait avoir de quoi chaque chanson parle exactement alors cliquez ici
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Marie-Christine Blais
La Presse
Après plus de 200 spectacles en près de deux ans, un deuxième album vendu à plus de 175 000 exemplaires, un DVD de la tournée qui a trouvé 12 000 preneurs et le Félix du groupe de l'année, les gars de la formation Kaïn sont... impatients ! Leur troisième album, Les saisons s'tassent , sera en magasin mardi, mais il leur faudra attendre jusqu'au 18 janvier pour entamer leur nouvelle tournée !
Ce qui frappe avant toute chose, c'est à quel point Kaïn est un «vrai» groupe, dont chacun des membres est indispensable aux autres: d'accord, c'est Steve Veilleux qui écrit-compose-chante les chansons, mais les trois autres ne donnent pas leur place. Quand on fait remarquer à Steve que sa voix est différente, un peu plus rauque que sur les précédents disques, le batteur Yanick Blanchette s'empresse d'expliquer que «c'est parce que ça fait deux ans que Steve n'a pas dormi.» Parmi les rires, le guitariste Patrick Lemieux explique plutôt que c'est peut-être «à cause de quelques mégots», avant que le bassiste Éric Maheu affirme, simplement, que «le coeur de Steve s'est parqué dans sa gorge». Le principal intéressé ne se démonte pas une seconde et précise plutôt que c'est parce que ce disque, ils l'ont réalisé eux-mêmes, pour la première fois: «Ça aide quand t'as pas huit personnes derrière la fenêtre qui jugent tes tracks de voix, dit Steve. J'ai voulu garder la voix que j'ai en show, et je dirais que neuf des treize tounes sont des one take. On s'est vraiment inspirés de ce qu'on était sur scène.»
C'est grâce à leur DVD, enregistré pendant leur longue tournée, qu'ils ont pu travailler ainsi: «On n'a pas décidé de tout en le regardant, explique Patrick, mais on ne s'était jamais vraiment vus et entendus de cette manière-là, avant. Au début, on a donc rencontré de bons réalisateurs, qui nous faisaient tripper. Mais un moment donné, on s'est rendu compte que c'était nous autres qui pouvions nous servir le mieux.» Et pour ce qui est de servir le son, ils ont raison: les guitares sonnent vraiment très bien, la batterie ne donne pas sa place, la basse non plus.
«Dans le studio, on s'est enfermé à quatre avec l'ingénieur de son, reprend Yanick. Pour te donner une idée, notre ingénieur (Dany Legendre), c'est notre technicien de son en show!» «C'est absolument sans prétention, précise Éric, c'est juste qu'on avait vraiment ce qu'il fallait, après huit ans d'existence, pour le faire.»
«Absolument sans prétention»: l'expression reviendra régulièrement pendant l'entrevue. Les gars sont les premiers à l'affirmer, ils ne veulent rien réinventer. D'accord, mais commencer un album avec une chanson qui raconte très directement les débuts d'un foetus s'interrogeant sur ce qui l'attend (la chanson Alléluia), ce n'est pas tout à fait banal. «Oui, mais naître, c'est la première grande peur et la première grande désillusion qu'on a, explique Steve. Peu de temps après avoir écrit cette chanson, j'ai écrit Bon pépère, une chanson sur quelqu'un qui veut vieillir sans avoir de remords ou de regrets, qui veut mener une vie correcte, peut-être pas glamour, mais honnête. Au départ, les deux chansons devaient ouvrir et fermer l'album, et entre les deux, on racontait un peu ce qui se passait dans une vie. Bon, finalement, Bon pépère n'est pas la dernière...»
La dernière, c'est plutôt L'homme-grenouille, une déclaration d'amour toute simple qui se termine dans un lit... où peut-être sera conçu un nouveau bébé, qui sait?
«Ah ben, on n'avait pas vu ça», s'exclame les gars en riant. Mais on sent que ça les touche. «Nous, on n'écrit pas de la fiction, avec des paraboles et des tas de métaphores ou en exagérant la vie, explique Steve. On sait que ça ne fait pas l'unanimité. Mais c'est la musique et les textes qu'on aime.» «C'est comme ça que Kaïn est né, ajoute Éric, c'est juste des gars qui ont voulu faire de la musique avec tout le plaisir, l'amour et l'honnêteté qu'on avait. Si les gens ont embarqué, c'est peut-être parce qu'ils se sont identifiés à cela...« »J'ai assez hâte de jouer les tounes, conclut Patrick, j'ai déjà coché la date du 18 janvier dans mon calendrier!»
Je vous aime :)
Betty -x-x-x-